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L’ÉPÎTRE APOCRYPHE DE JACQUES (NH I, 2)

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L’ÉPÎTRE APOCRYPHE DE JACQUES

(NH I, 2) 


[C’est Jacques] qui [éc]rit à (?) [ . . . . . . . . ]thos. Paix [à toi de la part de] la Paix, [Amour de la part de] l’Amour, G[râce de la part de] la Grâce, F[oi de la] part de la Foi, Vie de la part de la Vie sainte ! 

Puisque tu m’as prié de t’envoyer un (écrit) secret qui m’a été révélé, à moi [ainsi] qu’à Pierre, par le Seigneur, je n’ai pu certes te (le) refuser, ni te parler (de vive voix), mais [je l’ai] écrit en lettres hébraïques (et) je te l’envoie, à toi seul, mais en tant que serviteur du salut des saints. 

Applique-toi et garde-toi de divulguer cet écrit à beaucoup, lui que le Sauveur n’a pas voulu divulguer à nous tous, ses douze disciples. 

Ils seront cependant bienheureux, ceux qui seront sauvés par la foi en ce discours ! 

Je t’ai aussi fait parvenir, il y a dix mois, un autre (écrit) secret que m’avait révélé le Sauveur. Mais celui-là, d’une part, considère-le ainsi : comme m’ayant été révélé à moi, Jacques. 

Celui-ci, d’autre part, lui aus[si . . . . . . . . . . . . . ] atteindre [ . . . . . . . . . . ] ceux qui [ . . . . . . . . . ] cherche [ . . . . . . . . . ] C’est ainsi que [ . . . . . . . . sa]lut et [ . . . . . . . . . . . . . . . . ]. 

Et [alors que] les douze disciples étaient une [fois] tous assis ensemble, et qu’ils se rappelaient ce que le Sauveur avait dit à chacun d’eux, soit en secret, soit ouvertement, et qu’ils le fixaient dans des livres — po[ur] ma part, j’écrivais ce qui se trouve dans ce [livre] —, voici que le Sauveur apparut. 

Il [nous] avait quittés (et) [nous] l’avions [gu]ett[é], et cinq cent cinquante jours après qu’il fut ressuscité d’entre les morts, nous lui avons dit : « Es-tu parti, t’es-tu éloigné de nous ? » 

Et Jésus dit : « Non, mais je m’en vais au lieu d’où je suis venu. Si vous voulez venir avec moi, venez ! » 

Tous répondirent en disant : « Si tu nous (l’)ordonnes, nous viendrons ! » Il dit : « En vérité, je vous le dis : Jamais personne n’entrera dans le Royaume des cieux, si je lui en donne l’ordre, mais parce que vous êtes emplis. Quant à vous, laissez-moi Jacques et Pierre, afin que je les emplisse ! » 

Et après qu’il eut appelé ces deux-là, il les prit à part (et) il ordonna aux autres de vaquer à leurs occupations. Le Sauveur dit : « Vous avez été pris en pitié, [ . . . . . . . . . . . . . ] devenir [ . . . . discip]les. Il écrivi[rent . . . . . . . . ] livres comme si [ . . . . . . . . . . ] à vous aussi [ . . . . . . . . ] soin et [com]me [ . . . . . ] ils ont entendu et de la même [façon . . . ] ils n’ont pas compris. Ne voulez-vous pas être emplis ? Et votre cœur est ivre. 

Ne voulez-vous pas devenir sobres ? Désormais donc, ayez honte, que vous soyez éveillés ou que vous soyez endormis ! 

Souvenez-vous que, vous, vous avez vu le Fils de l’homme. Et lui, vous lui avez parlé et lui, vous l’avez écouté ! 

Malheur à ceux qui ont vu le Fi[ls de l’hom]me ! Ils seront heureux ceux qui n’ont pas vu l’homme, qui ne se sont pas joints à lui, qui ne lui ont pas parlé et qui n’ont rien entendu de lui ! 

À vous est la Vie ! Sachez donc qu’il vous a guéris alors que vous étiez malades, pour que vous deveniez rois. 

Malheur à ceux qui se sont remis de leur maladie, parce qu’ils retourneront de nouveau à la maladie ! Bienheureux ceux qui n’ont pas été malades et qui ont connu le soulagement avant d’êtres malades ! À vous est le Royaume de Dieu ! 

C’est pourquoi je vous dis : « Soyez emplis et ne laissez aucune place vide en vous ! Il pourra se moquer de vous, celui qui viendra ». 

Alors Pierre répondit : « Voilà trois fois que tu nous as dit : “Soyez [emplis !”, mais] nous sommes emplis ». 

Le [Sauveur répondit, il] dit : « C’est [pourquoi je vous ai] dit : [“Soyez emplis” a]fin que vous ne [soyez pas diminués]. 

Car [ceux qui sont diminués] ne [seront pas sauvés]. 

Bon[ne], en effet, est la plénitude e[t] mauvaise, la diminution. 

De même, donc, que ta diminution est bonne et que ta plénitude, au contraire, est mauvaise, ainsi celui qui est empli diminue et celui qui est diminué ne s’emplit pas, comme s’emplit celui qui est diminué et celui qui est empli, lui aussi, il devient parfait suffisamment. 

Il vous est donc nécessaire de diminuer dans la mesure où il vous est possible d’être emplis et de vous emplir dans la mesure où il vous est possible de diminuer, afin que vous [pu]issiez vous [emplir] davantage. 

Soyez donc emplis de l’Esprit, mais diminués de la raison : car la raison est l’âme, elle est aussi psychique ». 

Je répondis et lui dis : « Seigneur, nous pouvons t’obéir, si tu le veux, car nous avons abandonné nos pères, nos mères et nos villages (et) nous t’avons suivi. 

Donne-nous donc le moyen de ne pas être tentés par le Diable mauvais ». 

Le Seigneur répondit et dit : « Quelle sera votre récompense, si vous faites la volonté du Père, sans recevoir de lui, comme une part de don, d’être éprouvés par Satan ? 

Mais si vous êtes opprimés par Satan et persécutés, et que vous fassiez la volonté (du Père), je le [dis] : Il vous aimera et il vous rendra égaux à moi et il pensera à [votre] sujet que vous êtes devenus bien-[aimés] dans sa providence selon votre choix. 

Ne cesserez-vous donc pas d’aimer la chair et de craindre la souffrance ? 

Ou ne savez-vous pas que vous n’avez pas encore été maltraités ni encore accusés injustement ni encore enfermés dans une prison, ni encore condamnés illégalement, ni encore crucifiés sous un (faux) prétexte, ni ensevelis dans du sable, comme moi-même (je l’ai été) par le Malin ? 

Vous osez ménager la chair, ô vous, pour qui l’Esprit est un mur qui vous entoure ! 

Si vous réfléchissez sur le monde, depuis combien de temps il existait au moment où vous y êtes tombés, et combien de temps, après vous, il demeurera encore, vous trouverez que votre vie est éphémère et que vos souffrances sont d’une seule heure. 

Les bons, en effet, n’entreront pas dans le monde. Méprisez donc la mort et souciez-vous de la Vie. Rappelez-vous ma croix et ma mort, et vous vivrez ». 

Je répondis et lui dis : « Seigneur, ne nous parle pas de la croix et de la mort ; celles-ci, en effet, sont loin de toi ! » 

Le Seigneur répondit et dit : « En vérité, je vous le dis : Personne ne sera sauvé, s’il n’a [foi] en ma croix. [Ca]r ceux qui auront cru en ma croix, à eux est le Royaume de Dieu. 

Soyez donc à la recherche de la mort comme les morts qui cherchent la Vie, car à ceux-là se révèle ce qu’ils cherchent. Mais de quoi se soucient-ils ? Si vous examinez la mort, elle vous enseignera l’élection. 

En vérité je vous le dis : Personne ne sera sauvé de ceux qui craignent la mort. En effet, le royaume de la mort appartient à ceux qui se tuent. Soyez meilleurs que moi, rendez-vous semblables au Fils de l’Esprit Saint ! » 

Alors je lui demandai, moi : « Seigneur, comment pourrons-nous prophétiser pour ceux qui nous demandent de prophétiser pour eux ? Nombreux, en effet, sont ceux qui nous sollicitent et qui tendent l’oreille vers nous pour entendre une parole de notre part ». 

Le Seigneur répondit et dit : « Ne savez-vous pas qu’on a tranché la tête de la prophétie avec Jean ? » 

Mais moi, je dis : « Seigneur, est-il donc possible d’enlever la tête de la prophétie ? » 

Le Seigneur me dit : « Si vous savez ce qu’est “la tête” », et que la prophétie sort de la tête, comprenez ce que signifie : « On lui a enlevé la tête ». 

[Je] vous ai d’abord parlé en paraboles et vous ne compreniez pas. 

Mai[nt]enant à nouveau, je vo[us] parle en langage clair et vous ne saisissez pas. Or, vous, vous étiez pour moi une parabole parmi les paraboles, et clairs en (langage) clair. Hâtez-vous d’être sauvés, sans qu’on vous en prie. 

Mais préparez vous vous-mêmes et, si c’est possible, devancez-moi, moi-même. Car c’est de cette façon que le Père vous aimera. Haïssez l’hypocrisie et la pensée mauvaise ! Car c’est la pensée (mauvaise) qui engendre l’hypocrisie. 

L’hypocrisie, elle, est éloignée de la vérité. Ne laissez pas dépérir le Royaume des cieux ! Car il ressemble à une de dattier dont les fruits ont coulé (à terre) autour d’elle. Elle a (ensuite) produit des feuilles et quand celles-ci ont poussé, elles ont fait dessécher la matrice. 

Ainsi en est-il du fruit qui a été produit à partir de cette racine unique : lorsqu’il fut planté, des fruits ont été engendrés par beaucoup. Ce serait certes une bonne chose, si tu avais maintenant la possibilité de produire pour toi de nouveaux plants : tu le trouverais (le Royaume). 

Puisque j’ai déjà été glorifié en cela avant ce temps, pourquoi me retenez-vous, alors que j’ai hâte de partir ? 

Après la f[i]n, en effet, vous m’avez contraint à rester auprès de vous encore dix-huit jours à cause des paraboles. C’était suffisant pour des hommes : ils ont écouté l’enseignement et ils ont compris « les Bergers », « la Semence », « la Construction », « les Lampes des vierges », « le Salaire des travailleurs », « les Didrachmes et la Femme » 

Soyez empressés pour le Verbe. Car le Verbe, certes, son état est premièrement la foi, le deuxième, c’est la charité, le troisième, ce sont les œuvres. 

C’est d’elles, en effet, que provient la Vie. Car le Verbe ressemble à un grain de froment : une fois que quelqu’un l’a semé, il y a mis sa confiance, et, quand il a poussé, il l’a aimé, parce qu’il a vu de nombreux grains à la place d’un (seul), et lorsqu’il a travaillé, il fut sauvé, l’ayant apprêté comme nourriture. 

En outre, il (en) a réservé pour semer. C’est ainsi également qu’il vous est possible de recevoir le Royaume des cieux. 

Celui-ci, à moins de le recevoir par la Connaissance, vous ne pourrez le trouver. Voilà pourquoi je vous dis : Soyez vigilants, n’errez pas ! Et à maintes reprises, je vous ai dit, à vous tous ensemble, et aussi à toi-même, Jacques, en particulier, je (l’)ai dit : « Sauve-toi ». 

Et je t’ai ordonné de me suivre, et je t’ai instruit de la conduite (à tenir) en présence des magistrats. 

Voyez : Je suis descendu, j’ai parlé, j’ai été maltraité, j’ai porté ma couronne, afin de vous sauver. Je suis descendu, en effet, pour habiter avec vous, afin que, vous aussi, vous demeuriez avec moi. Et ayant trouvé vos maisons sans toit, j’ai demeuré dans les maisons qui pourraient me recevoir au moment où je descendrais. C’est pourquoi obéissez-moi, ô mes frères ! 

Comprenez ce qu’est la Grande Lumière. Le Père n’a pas besoin de moi. Un père, en effet, n’a pas besoin de son fils, mais c’est le fils qui a besoin du père. 

C’est vers lui que je me hâte, car le Père du Fils n’a pas besoin de vous. Écoutez le Verbe, comprenez la Connaissance, aimez la Vie, et personne ne vous persécutera, ni personne ne vous opprimera, hormis vous seuls. Ô misérables, ô infortunés, ô contrefacteurs de la Vérité, ô falsificateurs de la Connaissance, ô transgresseurs de [l’]Esprit ! 

Maintenant encore, vous persistez à écouter, alors qu’il vous convient de parler depuis le début ? Maintenant encore, vous persistez à dormir, alors qu’il vous faut veiller depuis le début, afin que le Royaume des cieux vous accueille ! 

Oui vraiment, je vous le dis : Il est plus facile à un pur de tomber dans l’impureté et à un lumineux de tomber dans l’obscurité qu’à vous de régner ou non. Je me suis souvenu de vos larmes, de votre deuil, et de votre chagrin : ils sont loin de nous. 

Maintenant donc, ô (vous) qui êtes hors de l’héritage du Père, pleurez là où il le faut, gémissez et proclamez le bien, puisque le Fils monte bel et bien ! 

Oui vraiment, je vous le dis : Si j’avais été envoyé vers ceux qui m’écoutent et si je leur avais parlé, je ne serais jamais remonté au-dessus de la terre. 

Maintenant donc, ayez-en honte désormais. Voici que je m’éloignerai de vous ; je partirai et je ne veux plus demeurer davantage avec vous, de même que, vous aussi, vous ne (l’)avez pas voulu. Maintenant donc, suivez-moi en toute hâte. 

C’est pourquoi je vous le dis, c’est pour vous que je suis descendu. C’est vous les bien-aimés. C’est vous qui allez devenir cause de la Vie en beaucoup. 

Invoquez le Père, demandez souvent à Dieu et il vous donnera. Bienheureux celui qui vous a vus avec lui(-même) : il est proclamé parmi les anges et glorifié parmi les saints ! À vous est la Vie ! Réjouissez-vous et exultez comme fils de Dieu. Gardez [sa] volonté afin que vous soyez sauvés. 

Acceptez de moi un blâme et sauvez-vous. J’intercède pour vous auprès du Père et il vous pardonnera beaucoup ». 

Et lorsque nous eûmes entendu cela, nous devînmes joyeux, car avions été attristés de ce qu’ avait dit tout d’abord. 

Mais lorsqu’il nous vit nous réjouir, il dit : « Malheur à vous, qui avez besoin d’un défenseur. Malheur à vous, qui avez besoin de la grâce. 

Bienheureux seront-ils ceux qui auront parlé avec assurance et se seront acquis pour eux-mêmes la grâce ! Comparez-vous à des étrangers. 

Car comment sont-ils face à votre ville ? Pourquoi êtes-vous troublés, puisque vous vous bannissez vous-mêmes et vous vous éloignez de votre ville ? Pourquoi abandonnez-vous vous-mêmes votre demeure, la préparant pour ceux qui veulent y habiter ? 

Ô (vous) qui êtes bannis et fugitifs, malheur à vous, parce que vous serez repris ! Ou peut-être, pensez-vous du Père qu’il est ami des hommes, ou qu’il se laisse persuader par des prières, ou qu’il fait grâce à l’un pour l’autre, ou qu’il supporte quelqu’un qui cherche ? 

Il connaît, en effet, leur volonté et aussi ce dont la chair a besoin. Car n’est-ce pas elle qui désire l’âme ? 

Sans l’âme, en effet, le corps ne pèche pas, de même que l’âme n’est pas sauvée sans [l’]Esprit. Mais, si l’âme est sauvée du mal, et si est sauvé également l’esprit, le corps devient sans péché. Car c’est l’esprit qui redresse l’âme. 

C’est au contraire le corps qui la tue, c’est-à-dire que c’est elle-même qui se tue. En vérité je vous le dis : Il ne pardonnera le péché à aucune âme, ni le grief à la chair, car aucun de ceux qui auront porté la chair ne sera sauvé. 

Vous pensez sans doute que beaucoup ont trouvé le Royaume des cieux ? 

Bienheureux celui qui s’est vu quatrième dans les cieux ! » Quand nous entendîmes cela, nous nous attristâmes. 

Et lorsqu’il vit que nous nous attristions, il dit : « C’est pourquoi je vous le dis : Afin que vous vous connaissiez. Car le Royaume des cieux est semblable à un épi (de blé) qui a poussé dans un champ et, lorsque celui-ci a mûri, il a répandu son fruit et de nouveau il a rempli le champ d’épis pour une autre année. 

Vous-mêmes aussi, empressez-vous de faucher pour vous un épi vivant, afin que vous soyez emplis du Royaume. Et tant que je suis avec vous, prêtez-moi attention et obéissez-moi. Mais quand je m’éloignerai de vous, souvenez-vous de moi ! Et souvenez-vous de moi parce que j’étais auprès de vous sans que vous m’ayez connu. 

Bienheureux seront ceux qui m’ont connu ! Malheur à ceux qui ont entendu et qui n’ont pas cru ! Bienheureux seront ceux qui n’ont pas vu, mais qui [ont cru] ! Et de nouveau encore, je (cherche à) vous [convaincre], ca[r] je me révèle à vous bâtissant une maison qui vous est très utile, puisque vous trouvez de l’ombre sous elle, de même qu’elle pourra soutenir la maison de vos voisins, si elle menaçait de s’écrouler. 

Oui en vérité, je vous le dis : Malheur à ceux à cause de qui j’ai été envoyé ici-bas ! Bienheureux ceux qui vont remonter auprès du Père ! 

À nouveau, je vous réprimande, ô (vous) qui existez. Rendez-vous semblables à ceux qui n’existent pas, afin que vous soyez avec ceux qui n’existent pas. 

Ne permettez pas que le Royaume des cieux devienne désert en vous ! Ne soyez pas orgueilleux, à propos de la Lumière illuminatrice, mais soyez tels envers vous mêmes que moi-même (j’ai été) envers vous ! Je me suis livré pour vous à la malédiction, afin que vous aussi soyez sauvés ». 

Alors Pierre répondit à cela, il dit : « Tantôt, tu nous exhortes au Royaume des cieux ; tantôt, aussi, tu nous (en) détournes, Seigneur. 

Tantôt, tu nous persuades et tu nous attires à la foi, et tu nous promets la Vie ; tantôt, aussi, tu nous repousses hors du Royaume des cieux ». 

Mais le Seigneur répondit, il nous dit : « Je vous ai donné la foi à maintes reprises ; bien plus je me suis manifesté à toi, [ô Ja]cques, et vous ne m’avez pas connu. 

À nouveau, maintenant encore, je vous vois vous réjouir de nombreuses fois ; et alors que vous êtes joyeux à cause de [la] promesse de la Vie, vous vous attristez, d’autre part, et vous vous affl[ig]ez, si l’on vous instruit au sujet du Royau[me]. 

Mais vous, par la foi [et] la Connaissance, vous avez reçu pour vous la Vie. Méprisez donc le re[je]t, si vous en entendez (parler) ; mais si vous entendez la promesse, exultez davantage. 

Oui, en vérité, je vous le dis : Celui qui recevra la Vie et qui croira au Royaume ne le quittera jamais, pas même si le Père voulait l’(en) chasser. 

Ces choses-là, je veux vous les dire jusqu’à ce point. 

Mais maintenant, je vais remonter vers le lieu d’où je suis venu. Mais vous, quand je me suis hâté de partir, vous m’avez rejeté et, au lieu de m’accompagner, vous m’avez poursuivi. 

Prêtez plutôt attention à la gloire qui m’attend et, quand vous aurez ouvert votre cœur, écoutez les hymnes qui (m’)attendent là-haut dans les cieux. Car il m’est nécessaire aujourd’hui que je m’emplisse à la droite de mon Père. Or la dernière parole, je vous l’ai dite. 

Je vais me séparer de vous. Un char spirituel m’a en effet enlevé et dès maintenant je vais me dévêtir pour me revêtir. 

Mais attention ! Bienheureux sont ceux qui ont annoncé la Bonne Nouvelle du Fils avant qu’il ne fût descendu de telle sorte que, si je venais, je pusse (re)monter ! Trois fois bienheureux sont ceux qui [ont été] proclamés par le Fi[ls] avant qu’ils ne vinssent à l’existence de telle sorte qu’il y eût part pour vous avec eux ». Quand il eut dit ces choses, il s’en alla. 

Quant à nous, nous nous mîmes à genoux, Pierre et moi ; nous rendîmes grâces et nous élevâmes notre cœur vers les cieux. Nous entendîmes de nos oreilles et nous vîmes de nos yeux le bruit de la guerre et une sonnerie de trompettes et un grand tumulte. 

Et quand nous sommes passés au-delà de ce lieu-là, nous élevâmes notre intellect davantage encore, et nous vîmes de nos yeux, et nous entendîmes de nos oreilles, des hymnes et des louanges angéliques, et une allégresse d’anges, et des Grandeurs célestes. Ils chantaient des hymnes et, nous aussi, nous exultions. 

Après cela, nous voulûmes élever encore notre esprit jusqu’à proximité de la Grandeur. Et lorsque nous fûmes montés, il ne nous fut pas permis de rien voir ni entendre. Car le reste des disciples nous appela. 

Ils nous demandèrent : « Qu’avez-vous entendu de la part du Maître ? Et que vous a-t-il dit ? Et où est-il allé ? » 

Et nous leur répondîmes : « Il est monté et il nous a donné la main droite, et il nous a promis à tous la Vie et il nous a dévoilé des fils qui viendront après nous, [nous] ordonnant de les aimer, car nous devons [être sauvés] à cause de ceux-là ». 

Et lorsqu’ils eurent entendu, ils crurent, certes, à la révélation, mais ils furent en colère à cause de ceux qui seront engendrés. Cependant, comme je ne voulais pas les précipiter dans une occasion de chute, j’envoyai chacun (d’eux) à un endroit différent. 

Quant à moi, je montai à Jérusalem priant pour avoir une part avec les bien-aimés, ceux qui seront manifestés. Et je prie pour que le commencement vienne de toi. 

Telle est, en effet, la façon dont je pourrai être sauvé, dans la mesure où ceux-là seront illuminés par moi, par ma foi, et par une autre qui est meilleure que la mienne. 

En effet, je souhaite que la mienne soit diminuée. Efforce-toi donc de leur ressembler et prie afin d’acquérir une part avec eux. Car en dehors des choses que j’ai dites, le Sauveur ne nous a pas dévoilé de révélation au sujet de ceux-là. 

Nous proclamons en fait que c’est avec eux, à qui on a prêché, qu’il y a part, eux dont le Seigneur a fait ses enfants. 

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